Arthrose : qu’est-ce que c’est?


Arthrose
L’arthrose est une affection chronique qui engendre des douleurs persistantes aux articulations. Elle est la forme d’arthrite la plus fréquente : un Canadien sur dix en souffre1.
La plupart du temps, une seule articulation est touchée. Celles du genou, de la hanche et de la colonne vertébrale le sont plus fréquemment. Il existe par ailleurs une forme d’arthrose généralisée et une autre qui touche les articulations des petits os de la main.
L’usure normale d’une articulation avec l’âge ne devrait pas causer d’arthrose. Cela dit, les mouvements répétitifs et les microtraumatismes répétés à une articulation font partie des facteurs de risque. Deux autres facteurs importants sont l’excès de poids et le manque d’activité physique.
Ce que l’arthrose provoque
Le cartilage s’use progressivement et perd ses qualités d’origine, c’est-à-dire sa souplesse et son élasticité. À cela vient s’ajouter une perte de qualité du liquide synovial, un liquide limpide et épais semblable à du blanc d’oeuf qui, normalement, lubrifie l’articulation (voir le schéma ci-dessus). On croit que l’arthrose serait le résultat d’un déséquilibre des mécanismes naturels de construction et de dégradation du cartilage, en faveur de la dégradation. Au début de la maladie, il n’y a pas de signe d’inflammation. Avec le temps, l’inflammation peut apparaître. L’inflammation se voit plus rarement dans les cas d’arthrose que dans d’autres formes d’arthrite.

Types d’arthrose

Lorsque la personne atteinte d’arthrose n’a pas de prédisposition évidente, on qualifie l’arthrose de « primaire ». Les maladies qui touchent les articulations, comme les maladies inflammatoires (arthrite rhumatoïdegouttelupus, etc.) et les maladies métaboliques (diabètehémochromatose), prédisposent à l’arthrose. Il en va de même des blessures et des chirurgies à une articulation. Quand il y a prédisposition par l’une ou l’autre de ces situations, il s’agit d’arthrose secondaire.

Symptômes de l’arthrose

L’arthrose atteint chaque personne de manière différente.
  • De la douleur dans l’articulation atteinte à l’usage, après l’usage ou après une période d’inactivité.
  • Une sensibilité de l’articulation lorsqu’on applique une légère pression.
  • Une raideur de l’articulation, surtout au réveil ou après une période d’immobilité. La raideur matinale dure moins d’une heure.
  • Une perte progressive de flexibilité dans l’articulation.
  • De l’inconfort à l’articulation à la suite de changements de température.
  • L’apparition progressive de petites bosses à l’articulation.
  • Parfois, de l’inflammation (rougeur, douleur et enflure de l’articulation).

Personnes à risque

Voici les personnes à risque d’arthrose primaire.

  • Les personnes dont les articulations sont dans un mauvais axe.
  • Les personnes ayant une prédisposition héréditaire.

Facteurs de risque

Voici les facteurs de risque d’arthrose primaire.
  • L’obésité.
  • Les mouvements répétitifs occasionnés par le travail ou un sport, qui causent avec le temps des lésions aux articulations (voir la section spéciale Articulations (sport et travail)).
  • Peu d’activité physique, ce qui diminue l’apport sanguin aux muscles et entraîne donc une mauvaise oxygénation du cartilage.
  • Le port de talons hauts (pour l’arthrose du genou).

Prévention de l’arthrose

Mesures préventives de base

Maintenir un poids santé

En cas de poids excédentaire, il est fortement recommandé de perdre du poids et de maintenir un poids santé. Le lien causal entre l’obésité et l’arthrose du genou est bien démontré. L’obésité entraîne des changements dans la démarche qui causent clairement l’arthrose du genou. Il a été déterminé que chaque tranche de 8 kg au-delà du poids santé durant la vingtaine accroît de 70 % le risque de souffrir plus tard d’arthrose du genou2. Les personnes sédentaires devraient s’assurer de planifier quelques activités sportives pour assurer un bon apport en oxygène à leurs articulations.
Le poids santé est déterminé par l’indice de masse corporelle (IMC), qui donne l’échelle de poids idéal, en se basant sur la taille d’une personne. Pour calculer votre IMC, utilisez notre testQuel est votre indice de masse corporelle?.

Prendre soin de ses articulations

Protéger ses articulations dans la pratique d’un sport ou d’un travail qui expose à un risque de blessure.
Dans la mesure du possible, éviter de faire des mouvements répétitifs de manière excessive ou de surutiliser une articulation. Le lien entre les traumatismes aigus et l’arthrose est cependant démontré de façon plus certaine qu’avec les microtraumatismes chroniques ou répétitifs.

Soigner une maladie reliée

En cas de maladie qui peut éventuellement causer l’arthrose (comme la goutte ou la polyarthrite rhumatoïde), les personnes concernées devraient s’assurer de contrôler le mieux possible leur état par un suivi médical et un traitement approprié.

Traitements médicaux de l’arthrose

Il n’existe pas de traitement curatif pour le moment. De plus, on ne connaît aucun traitement qui peut retarder la destruction du cartilage. Les solutions médicales visent à soulager la douleur et laraideur à l’aide de médicaments. Ils varient selon l’intensité des symptômes.
Dans les cas plus graves, le médecin propose parfois une chirurgie. Consulter la fiche Arthrite pour connaître d’autres moyens d’apaiser la douleur.

Médicaments analgésiques

Acétaminophène. L’acétaminophène (Tylenol®, Tempra®) soulage la douleur. Ce médicament est fort efficace, surtout si l’arthrose est légère. Il est important de bien suivre le dosage recommandé, puisque de fortes doses peuvent endommager le foie.
Des analgésiques plus puissants peuvent être prescrits si les douleurs ne sont pas soulagées par l’acétaminophène ou par les autres médicaments. Certains contiennent une combinaison d’acétaminophène et de codéine. Ils peuvent cependant engendrer de la nausée, de la constipation et de la somnolence.

Médicaments anti-inflammatoires

Ces médicaments n’agissent pas sur l’évolution de l’arthrose, mais sur ses symptômes. On y a recours seulement lorsque l’acétaminophène à dose maximale ne parvient pas à soulager la douleur, étant donné leurs nombreux effets indésirables.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) classiques. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent aider à soulager la douleur et l’inflammation. La famille des AINS comprend l’ibuprofène (par exemple, Advil® et Motrin®), le kétoprofène (par exemple, Actron® et Orudis®) et le naproxène (par exemple, Anaprox® et Naproxen®). Certains s’obtiennent en vente libre et d’autres, plus puissants, nécessitent une ordonnance du médecin. On leur associe parfois des médicaments protecteurs de la paroi de l’estomac pour en diminuer les effets indésirables. Ils sont utilisés pendant la plus courte période possible, au besoin seulement. La consommation d’alcool est déconseillée durant le traitement.
Effets indésirables courants :
 des malaises gastro-intestinaux, comme des brûlures d’estomac, des ulcères ou des saignements digestifs parfois graves.
Anti-inflammatoires non stéroïdiens inhibiteurs sélectifs de la Cox-2 (ou coxibs). Cette génération d’anti-inflammatoires, les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase-2 (Cox-2) ou coxibs, agit en inhibant un enzyme, la Cox-2, impliqué dans le processus inflammatoire. Ils sont moins préjudiciables à l’estomac que les anti-inflammatoires classiques. Le célécoxib (Celebrex®) en fait partie. Le meloxicam (Mobicox®) a aussi un effet inhibiteur sur la Cox-2, mais moins fortement que le célécoxib. Pour leur part, le rofecoxib (Vioxx®), le valdécoxib (Bextra®) et le lumiracoxib (Prexige®) ont été tour à tour retirés du marché par Santé Canada entre les années 2004 et 2007 en raison du risque d’effets secondaires graves qu’ils comportaient6,7. L’usage du célécoxib est généralement réservé aux personnes dont le risque de complications gastro-intestinales est jugé élevé et dont le risque de maladies cardiovasculaires est faible. 
Ces médicaments n’éliminent pas le risque de symptômes gastro-intestinaux et doivent être soumis à la même modération que les autres anti-inflammatoires.
Anti-inflammatoires topiques. Ce type d’anti-inflammatoire s’applique directement sur la région endolorie (par exemple, le Pennsaid®, du diclofénac en solution topique). Leur usage est normalement réservé aux personnes qui ne peuvent prendre d’AINS par voie orale. Enfin, en cas d’arthrose de la hanche ou de la colonne vertébrale, on ne sait pas si le médicament peut pénétrer assez profondément (jusqu’aux articulations) pour exercer son efficacité.
Injections de corticostéroïdes. Dans les cas plus graves, lorsque la personne a de la difficulté à se déplacer, le médecin prescrira des corticostéroïdes. Ce médicament est injecté directement dans l’articulation. Les personnes qui suivent ce traitement doivent s’attendre à un soulagement qui s’installe progressivement plutôt qu’immédiatement. Les corticostéroïdes peuvent être administrés seulement de deux à quatre fois par année, car ils peuvent présenter des effets secondaires importants, comme une perte de minéraux des os.

Chirurgie et autres traitements

Viscosuppléance. En cas d’arthrose du genou qui n’est pas trop avancée, il est possible d’injecter un gel qui permet à l’articulation de retrouver une meilleure élasticité. On appelle cette intervention « viscosuppléance ». Ce gel lubrifie le cartilage, ce qui permet de soulager la douleur et procure une meilleure mobilité. Cependant, les études menées jusqu’à présent indiquent que l’effet bénéfique de ce traitement est mineur comparativement à un traitement placebo, sinon nul.
Chirurgie. En cas d’échec du traitement médical et d’évolution défavorable de la maladie, des opérations chirurgicales peuvent être suggérées. L’arthroscopie permet de retirer des débris de cartilage et d’os dans l’articulation. D’autres interventions permettent de corriger les excroissances et les difformités osseuses, de souder les articulations ou de reconstruire une partie de l’articulation. En dernier recours, on procédera à une chirurgie de remplacement. L’articulation atteinte est remplacée par une articulation artificielle (une prothèse en métal ou en plastique).
Conseils pratiques
Prenez soin de vos articulations faibles. Après avoir fait une activité qui sollicite plus intensément une articulation, accordez-vous une pause. De plus, ménagez une articulation douloureuse.
Modérez vos efforts physiques. Commencez un exercice ou un effort physique tranquillement et de manière sécuritaire pour éviter les blessures. Ne vous engagez pas dans des activités qui surpassent vos capacités.
Ayez une bonne posture. Tenez-vous bien droit en position debout afin de protéger les articulations de votre cou, de votre colonne vertébrale, de vos hanches et de vos genoux.
Soulevez les objets avec précaution. Accroupissez-vous et gardez le dos droit pour ramasser un objet par terre.
Évitez de rester immobile trop longtemps. Changez de position régulièrement afin de diminuer la raideur dans vos muscles et vos articulations.
Portez de bonnes chaussures. Si vous souffrez d’arthrose au genou ou à la hanche, portez des chaussures confortables avec de bonnes semelles qui amortissent les chocs et permettent une répartition adéquate du poids sur les pieds.
Utilisez des appareils spécialisés. Des appuis peuvent vous aider à soutenir vos articulations et ainsi faciliter le mouvement. La consultation d’un médecin ou d’un ergothérapeute aide à choisir les appareils adéquats : cannes, marchettes, chariots, et autres appuis.
Adaptez la maison au besoin. Un robinet adapté pour ne pas tordre le poignet et les doigts, des barres d’appui pour vous déplacer ou vous tenir debout, des couvercles adaptés, etc.

L’opinion de notre médecin

L’arthrose est un problème très fréquent. Il faut s’assurer qu’elle est vraiment la cause de vos symptômes.
Beaucoup de patients ont recours aux anti-inflammatoires non stéroïdiens sans avoir fait l’essai rigoureux de l’acétaminophène. C’est pourtant un médicament beaucoup plus sécuritaire!
Je vous recommande fortement d’en faire l’essai. On peut alors réserver les autres traitements plus invasifs ou avec plus d’effets secondaires en cas de poussée aiguë. Les traitements topiques valent aussi la peine d’être essayés.
Par ailleurs, plusieurs de mes patients rapportent une bonne amélioration avec les traitements alternatifs, comme la glucosamine. Tant mieux!
Finalement, j’ai vu plusieurs patients assez âgés, soigneusement investigués et sélectionnés, qui ont vu leur qualité de vie s’améliorer de façon spectaculaire avec une chirurgie de remplacement.
Dr Dominic Larose, M.D.
Révision médicale (juin 2009) : Dr Dominic Larose, M.D., Chaire Lucie et André Chagnon pour l’enseignement d’une approche intégrée en prévention, Université de Sherbrooke
Révision médicale (juin 2003) :
 Dr Paul Lépine, M.D., D.O.

Approches complémentaires

En traitement

Efficace
Glucosamine (pour soulager les douleurs), chondroïtine (pour soulager les douleurs), SAMe, cayenne.
Voir la légende des symboles
Efficacité probable
Glucosamine (pour ralentir l’évolution de la maladie), chondroïtine (pour ralentir l’évolution de la maladie), griffe du diable, Phytodolor®, stimulation électrique transcutanée.
Efficacité possible
Homéopathie, hydrothérapie, insaponifiables d’avocat et de soya, magnétothérapie, sangsues, saule blanc, yoga.
Efficacité incertaine
Bore, boswellie, collagène, tai-chi.
Usage reconnu
Cassis.
Usage traditionnel
Gingembre, curcuma, grande camomille.
Approches à considérer
Massothérapie.
Efficace Cayenne (Capsicum frutescens). La Food and Drug Administration américaine a approuvé l’usage de crèmes, lotions et onguents à base de capsaïcine (ou capsicine), le composé actif ducayenne, pour soulager la douleur causée par l’arthrose.
Dosage

Appliquer sur les parties atteintes, jusqu’à quatre fois par jour, une crème, une lotion ou un onguent renfermant de 0,025 % à 0,075 % de capsaïcine. Il faut souvent compter jusqu’à 14 jours de traitement avant que l’effet thérapeutique se fasse pleinement sentir.
Efficace SAMe. La SAMe (pour S-Adenosyl-L-Methionine) est synthétisée par le corps à partir des protéines des aliments. Utilisée sous forme de supplément, elle a fait ses preuves dans le traitement de l’arthrose27. Les résultats des études ont révélé qu’elle était aussi efficace que les anti-inflammatoires classiques sans en avoir les effets indésirables, et en étant sécuritaire28-31.
Dosage

Prendre 400 mg trois fois par jour, pendant trois semaines, puis réduire la dose quotidienne à 200 mg deux fois par jour. 
Remarque

Bien que des effets bénéfiques puissent se faire sentir au bout de quelques jours seulement, il faut parfois compter jusqu’à cinq semaines avant que le traitement fasse pleinement effet. Consulter notre fiche SAMe pour plus de détails.
Glucosamine
La glucosamine joue un rôle important dans le maintien de l’intégrité du cartilage de toutes lesarticulations. L’organisme en produit naturellement. La très grande majorité des études a été menée avec du sulfate de glucosamine.
Efficace Soulager les douleurs articulaires (arthrose légère ou modérée). Les données de l’ensemble des recherches menées à ce jour démontrent que la glucosamine soulage, au moins légèrement, les symptômes de l’arthrose légère ou modérée9,10. La grande majorité des études a porté sur l’arthrose du genou, quelques-unes sur l’arthrose de la hanche.
Efficacité probable Ralentir l’évolution de l’arthrose. Les conclusions de deux essais cliniques à long terme (trois ans chacun, 414 sujets en tout) indiquent que l’action de la glucosamine, en plus de ses effets sur les symptômes, peut contribuer à freiner l’évolution de la maladie13-16.
Dosage. Prendre 1 500 mg se sulfate de glucosamine, en une ou plusieurs doses, en mangeant. Prévoir de deux à six semaines avant que les effets du supplément se manifestent pleinement.
Chondroïtine
Tout comme la glucosamine, la chondroïtine est un constituant essentiel du cartilage et elle est naturellement produite par l’organisme. La plupart des études ont été faites avec des produits brevetés hautement purifiés (Condrosulf®, Structum®, par exemple).
Efficace Soulager les douleurs articulaires (arthrose légère ou modérée). La chondroïtine a fait l’objet de plusieurs méta-analyses et synthèses concluant à son efficacité pour soulager les symptômes de l’arthrose légère à modérée17-19. Consulter notre fiche Chondroïtine pour en savoir plus sur les études menées.
Efficacité probable Ralentir l’évolution de l’arthrose. Les résultats de trois récents essais cliniques à long terme (un an et deux ans, 1 042 sujets en tout) indiquent que la chondroïtine, en plus de ses effets sur les symptômes, peut contribuer à freiner l’évolution de l’arthrose20-22.
Dosage. Prendre de 800 mg à 1 200 mg par jour de chondroïtine, en une ou plusieurs prises. Il faut compter de deux à huit semaines pour que l’effet se fasse pleinement sentir.
Efficacité probable Griffe du diable (Harpagophytum procumbens). La racine de griffe du diable a démontré une capacité à réduire l’inflammation. Les résultats de plusieurs essais cliniques, avec ou sans groupe placebo, indiquent que la racine de griffe du diable peut améliorer la mobilité et soulager sensiblement la douleur35,36.
Dosage

Prendre un ou deux comprimés (ou capsules) de 500 mg, trois fois par jour, soit de 1,5 g à 3 g par jour. Les dosages peuvent varier suivant le type d’extrait. Suivre les indications du fabricant.
Efficacité probable Phytodolor®. Ce produit phytothérapeutique normalisé, commercialisé en Europe sous forme de teinture à prendre par voie interne, se compose de peuplier faux-tremble (Populus tremula), de frêne européen (Fraxinus excelsior) et de verge d’or (Solidago virgaurea) avec un rapport de 3:1:1. Ce produit serait plus efficace qu’un placebo pour réduire la douleur, accroître la mobilité et réduire la consommation de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens32-34.
Efficacité probable Stimulation électrique transcutanée (TENS). Les résultats des études indiquent que laneurostimulation électrique transcutanée mène à une diminution de la rigidité de l’articulation et de la douleur associée à l’arthrose47. Cependant, on a noté peu d’amélioration de la capacité fonctionnelle des patients. Cette technique se fait à l’aide d’un appareil qui génère un courant électrique de faible tension, transmis aux nerfs par des électrodes placées sur la peau.
Efficacité possible Homéopathie. Quelques études ont été publiées sur l’efficacité de l’homéopathie pour réduire les douleurs et les symptômes de l’arthrose. Les auteurs d’une revue systématique estiment que l’homéopathie pourrait s’avérer un traitement utile contre l’arthrose, mais qu’il faudra d’autres études pour s’en assurer48. Voir la fiche Homéopathie.
Efficacité possible Hydrothérapie. Les résultats d’essais cliniques démontrent que des traitements d’hydrothérapiesous différentes formes (spa, bains utilisant différentes sortes d’eau, etc.) pourraient engendrer des améliorations de la qualité de vie49-51, de l’amplitude des mouvements52, de la capacité fonctionnelle51,52, de l’index de gravité de la maladie53 ainsi que des diminutions des douleurs51,52,54et de la médication54.
Efficacité possible Insaponifiables d’avocat et de soya. Des substances extraites de l’avocat et du soya – la fractioninsaponifiable de leurs huiles – pourraient bénéficier aux personnes atteintes d’arthrose du genou ou de la hanche. Selon quatre études cliniques avec placebo37-41, ces substances contribuent à améliorer la fonction des articulations et à diminuer la douleur et les besoins en médicaments anti-inflammatoires, sans effet indésirable. Actuellement, les insaponifiables d’avocat et de soya sont commercialisés en France, mais pas au Canada.
Efficacité possible Magnétothérapie. Plusieurs études ont évalué les effets de la magnétothérapie, appliquée à l’aide d’aimants statiques ou d’appareils émettant des champs électromagnétiques (CEM), dans le traitement de l’arthrose et tout particulièrement celle du genou65-68. La magnétothérapie réduirait la douleur de façon modeste. La plupart des essais cliniques réalisés jusqu’à présent étaient toutefois de faible qualité méthodologique.
Efficacité possible Sangsues. Une étude pilote55 et deux essais cliniques randomisés56,57 menés en Allemagne indiquent que l’application de sangsues sur un genou atteint d’arthrose peut soulager la douleur, contrer la raideur et diminuer les autres symptômes. Les sangsues ont été traditionnellement employées dans le traitement de la douleur depuis l’Antiquité, puis délaissées au milieu du XIXe siècle. Elles sont toutefois encore couramment utilisées dans les médecines traditionnelles d’Asie, d’Afrique et des pays arabes.
Efficacité possible Saule blanc (Salix alba). Des extraits d’écorce de saule blanc seraient plus efficaces qu’un placebo pour réduire la douleur articulaire causée par l’arthrose. Cependant, au cours d’un essai mené auprès de 127 participants souffrant d’arthrose du genou ou de la hanche, ces extraits ont été nettement moins efficaces qu’un médicament anti-inflammatoire (diclofénac)74.
Efficacité possible Yoga. Les résultats d’essais cliniques menés auprès de sujets sains et de personnes souffrant de divers troubles musculosquelettiques69,70 révèlent que la pratique du yoga peut contribuer à améliorer plusieurs aspects de ces affections, notamment l’arthrose des mains71 et des genoux72 et l’arthrite rhumatoïde73.
Efficacité incertaine Bore. Des données épidémiologiques indiquent que, dans les endroits où l’apport en bore est de 1 mg ou moins par jour, la fréquence des problèmes arthritiques est nettement plus importante (de 20 % à 70 %) que dans les régions où l’apport quotidien se situe entre 3 mg et 10 mg par jour (de 0 % à 10 %)3. Une seule étude clinique portant sur 20 sujets a été publiée au sujet de l’effet du bore sur l’arthrose : les participants ont noté une légère amélioration de leur état après avoir pris 6 mg par jour de bore, durant huit semaines4.
Efficacité incertaine Boswellie (Boswellia serrata). La boswellie, dont les propriétés anti-inflammatoires ont été démontrées in vitro et sur des animaux, pourrait aider au traitement de l’arthrose. En effet, deux études portant sur des patients souffrant d’arthrose au genou ont donné des résultats positifs42,43. Cependant, les données sont encore trop peu nombreuses pour suggérer une posologie.
Efficacité incertaine Collagène. Le collagène assure la cohésion, l’élasticité et la régénération de plusieurs tissus (tendons, tissus conjonctifs, ligaments, etc.). Les études qui ont évalué l’efficacité des suppléments de collagène pour soulager l’arthrose n’ont pas été concluantes75-77. L’étude la plus récente a relevé une légère atténuation de la douleur78. Des données in vitro laissent penser que la prise de tels suppléments pourrait aider l’articulation atteinte en stimulant la fabrication de collagène. 
Note
. La plupart des chercheurs ont utilisé un dosage de 10 g d’hydrolysat de collagène par jour. Les capsules et comprimés disponibles dans le commerce en offrent plutôt de 1 g à 2 g par jour.
Efficacité incertaine Tai-chi. Un essai clinique a été mené auprès de 43 femmes de plus de 55 ans souffrant d’arthrose63. Elles ont pratiqué le tai-chi hebdomadairement durant 12 semaines, ou ont fait partie du groupe témoin. On a constaté des changements positifs quant à la perception de la douleur, de la raideur articulaire, de l’équilibre et de la force des muscles abdominaux chez les femmes pratiquant le tai-chi.
Usage reconnu Cassis (Ribes nigrum). L’ESCOP reconnaît l’usage médicinal des feuilles de cassis (psn)comme traitement adjuvant des troubles rhumatismaux. L’organisme a recensé un nombre assez grand d’études in vivo faisant état des propriétés anti-inflammatoires des feuilles pour reconnaître officiellement cet usage établi par la tradition.
Dosage

Infuser de 5 g à 12 g de feuilles séchées dans 250 ml d’eau bouillante durant 15 minutes. Prendre deux tasses par jour de cette infusion, ou prendre 5 ml d’extrait fluide (1:1), deux fois par jour, avant les repas.
Usage traditionnel Diverses plantes ont été utilisées traditionnellement pour traiter les personnes souffrant d’arthrose : le curcuma (psn) (Curcuma longa), les rhizomes de gingembre (psn) (Zinziber officinalis) et la grande camomille (Tanacetum parthenium).
Approches à considérer Massothérapie. Des séances de massothérapie contribuent à l’état de bien-être général et à la détente musculaire et nerveuse. Elle favorise aussi la circulation sanguine et lymphatique. Voilà pourquoi certains spécialistes appuient son usage par les gens qui souffrent d’arthrose64.

L’avis de notre pharmacien

Sites d’intérêt

Canada
La Société de l’arthrite
Ce portail grand public dont le but est de rendre accessibles de nombreuses informations sur les traitements des différents types d’arthrite, la gestion de la douleur, les exercices adaptés*, les services par province, etc., compte plus de 30 000 pages de renseignements.
www.arthrite.ca
*Exercices adaptés
www.arthrite.ca/tips
Alliance canadienne des arthritiques
Un organisme composé de bénévoles qui souffrent eux-mêmes d’arthrite, qui se porte à la défense des intérêts des personnes arthritiques. Des actions politiques qui visent entre autres un meilleur accès aux soins et aux médicaments.
www.arthrite.ca/aca
Guide Santé du gouvernement du Québec
Pour en savoir plus sur les médicaments : comment les prendre, quelles sont les contre-indications et les interactions possibles, etc.
www.guidesante.gouv.qc.ca
France
Arthrose du genou.com
Un chirurgien orthopédiste français, le Dr Michel Bercovy, offre grâce à un site Internet des informations utiles aux personnes atteintes d’une arthrose du genou. Les interventions chirurgicales possibles y sont expliquées.
www.arthrosedugenou.com
Société française de rhumatologie
Ce site conçu pour les médecins rhumatologues comporte aussi une section grand public.
www.rhumatologie.asso.fr
États-Unis
The Arthritis Foundation
Cette fondation américaine d’Atlanta offre plusieurs ressources et services. Une source qui contient des articles récents sur la grossesse chez les femmes arthritiques (faire une recherche dans le site). En anglais seulement. 
www.arthritis.org
International
The Bone and Joint Decade (2000-2010)
Une initiative née en janvier 2000 au sein de l’Organisation des Nations Unies pour encourager la recherche sur la prévention et le traitement de l’arthrite, favoriser l’accessibilité aux soins et mieux comprendre les mécanismes de la maladie. Pour se tenir au fait des dernières nouvelles scientifiques.
www.boneandjointdecade.org

Groupes de soutien

Consulter la liste des groupes de soutien Arthrose.
Recherche et rédaction : Marie-Michèle Mantha, M.Sc.
Mise à jour :
 juin 2009

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est possible qu’un lien devienne introuvable. Veuillez alors utiliser les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.
Bibliographie
Arthritis Foundation. Conditions and treatments – 10 ways you can protect your joints, Arthritis Foundation. [Consulté le 25 février 2009]. www.arthritis.org
Blumenthal M, Goldberg A, Brinckmann J (Ed). Expanded Commission E Monographs, American Botanical Council, publié en collaboration avec Integrative Medicine Communications, États-Unis, 2000.
Ernst E, Pittler MH et Wider B (Ed). The Desktop Guide to Complementary and Alternative Medicine : an evidence-based approach, Mosby Elsevier, Angleterre, 2006.
InteliHealth (Ed). Diseases and conditions – Osteoarthritis, Aetna Intelihealth. [Consulté le 25 février 2009]. www.intelihealth.com
InteliHealth (Ed). Healthy Lifestyle, Complementary and alternative medicine – Complementary And Alternative Therapies For Osteoarthritis, Aetna Intelihealth. [Consulté le 25 février 2009].www.intelihealth.com
La Société d’arthrite. Formes d’arthrite – Arthrose, La Société d’arthrite. [Consulté le 25 février 2009]. www.arthrite.ca
Mayo Foundation for Medical Education and Research (Ed). Diseases & Conditions – Osteoarthritis, MayoClinic.com. [Consulté le 25 février 2009]. www.mayoclinic.com
National Institutes of Health. National Institute of Arthritis and Musculoskeletal and Skin Diseases, Health information – Hand out on health : osteoarthritis. [Consulté le 25 février 2009].www.niams.nih.gov
National Library of Medicine (Ed). Medline Plus Health Information, Health topics – Osteoarthritis,Medline plus. [Consulté le 25 février 2009]. www.nlm.nih.gov
National Library of Medicine (Ed). PubMed, NCBI. [Consulté le 25 février 2009].www.ncbi.nlm.nih.gov
Natural Standard (Ed). Condition Center – Osteoarthritis, Nature Medicine Quality Standards. [Consulté le 25 février 2009]. www.naturalstandard.com
The Natural Pharmacist (Ed). Conditions – Osteoarthritis, ConsumerLab.com. [Consulté le 25 février 2009]. www.consumerlab.com
Notes
1. La Société de l’arthrite. Formes d’arthrite – Arthrose, La Société de l’arthrite. [Consulté le 25 février 2009]. www.arthrite.ca
2. Body mass index in young men and the risk of subsequent knee and hip osteoarthritis. Gelber AC, Hochberg MC, et alAm J Med. 1999 Dec;107(6):542-8.
3. Newnham RE. Essentiality of boron for healthy bones and jointsEnviron Health Perspect. 1994 Nov;102 Suppl 7:83-5.
4. Travers RL, Rennie GC, Newnham RE. Boron and arthritis: the results of a double-blind pilot study. J Nutr Med. 1990;1:127–132. Étude citée et résumée dans : Natural Standard (Ed). Herbs & Supplements – Boron, Nature Medicine Quality Standard. [Consulté le 28 mai 2008].www.naturalstandard.com
6. Santé Canada. Renseignements sur l’innocuité des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) du sous-groupe des inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase-2 (COX-2) : Vioxxmd (rofecoxib), Celebrexmd (celecoxib), Bextramc (valdécoxib), Mobicoxmd (meloxicam) et les formes génériques du meloxicam, 22 décembre 2004. 7. Santé Canada. Salle des médias, Communiqués de presse, Commentaires de Santé Canada en réponse au rapport du Groupe d’expert et rapport sur l’examen scientifique des inhibiteurs sélectifs de la COX-2, Santé Canada.
9. McAlindon TE, LaValley MP, et alGlucosamine and chondroitin for treatment of osteoarthritis: a systematic quality assessment and meta-analysisJAMA 2000 Mar 15;283(11):1469-75.
10. Towheed TE, Anastassiades TP, et alGlucosamine therapy for treating osteoarthritis.Cochrane Database Syst Rev 2001;(1):CD002946.
11. Rindone JP, Hiller D, et alRandomized, controlled trial of glucosamine for treating osteoarthritis of the kneeWest J Med 2000 Feb;172(2):91-4.
12. Hughes R, Carr A. A randomized, double-blind, placebo-controlled trial of glucosamine sulphate as an analgesic in osteoarthritis of the kneeRheumatology (Oxford) 2002 Mar;41(3):279-84.
13. Reginster JY, Deroisy R, et alLong-term effects of glucosamine sulphate on osteoarthritis progression: a randomised, placebo-controlled clinical trialLancet 2001 Jan 27;357(9252):251-6.
14. Glucosamine and arthritis update. Bandolierwww.jr2.ox.ac.uk
15. Pavelka K, Gatterova J, et alGlucosamine sulfate use and delay of progression of knee osteoarthritis: a 3-year, randomized, placebo-controlled, double-blind study. Arch Intern Med 2002 Oct 14;162(18):2113-23.
16. Phoon S, Manolios N. Glucosamine. A nutraceutical in osteoarthritisAust Fam Physician2002 Jun;31(6):539-41.
17.Clinical review of chondroitin sulfate in osteoarthritis. Uebelhart D. Osteoarthritis Cartilage. 2008;16 Suppl 3:S19-21. Review.
18. The potential of chondroitin sulfate as a therapeutic agent. Lamari FN. Connect Tissue Res. 2008;49(3):289-92. Review.
19. Chondroitin sulphate for symptomatic osteoarthritis: critical appraisal of meta-analyses. Monfort J, Martel-Pelletier J, Pelletier JP. Curr Med Res Opin. 2008 May;24(5):1303-8. Review.
20. Long-term effects of chondroitins 4 and 6 sulfate on knee osteoarthritis: the study on osteoarthritis progression prevention, a two-year, randomized, double-blind, placebo-controlled trial. Kahan A, Uebelhart D, et alArthritis Rheum. 2009 Feb;60(2):524-33.
21. Chondroitins 4 and 6 sulfate in osteoarthritis of the knee: a randomized, controlled trial. Michel BA, Stucki G, et alArthritis Rheum. 2005 Mar;52(3):779-86. Texte intégral :www3.interscience.wiley.com
22. Intermittent treatment of knee osteoarthritis with oral chondroitin sulfate: a one-year, randomized, double-blind, multicenter study versus placebo. Uebelhart D, Malaise M, et alOsteoarthritis Cartilage. 2004 Apr;12(4):269-76. Erratum in: Osteoarthritis Cartilage. 2007 Aug;15(8):979. De Vathaire, Florent.
24. Mathieu P. [A new mechanism of action of chondroitin sulfates ACS4-ACS6 in osteoarthritic cartilage]. [Article en français, résumé en anglais]. Presse Med 2002 Sep 14;31(29):1383-5.
27. Caruso I, Pietrogrande V. Italian double-blind multicenter study comparing S-adenosylmethionine, naproxen, and placebo in the treatment of degenerative joint disease.Am J Med1987 Nov 20;83(5A):66-71.
28. Maccagno A, Di Giorgio EE, et alDouble-blind controlled clinical trial of oral S-adenosylmethionine versus piroxicam in knee osteoarthritis.Am J Med 1987 Nov 20;83(5A):72-7.
29. Vetter G. Double-blind comparative clinical trial with S-adenosylmethionine and indomethacin in the treatment of osteoarthritis.Am J Med 1987 Nov 20;83(5A):78-80.
30. Muller-Fassbender H. Double-blind clinical trial of S-adenosylmethionine versus ibuprofen in the treatment of osteoarthritis.Am J Med 1987 Nov 20;83(5A):81-3.
31. Konig B. A long-term (two years) clinical trial with S-adenosylmethionine for the treatment of osteoarthritisAm J Med. 1987 Nov 20;83(5A):89-94.
32. Ernst E, Pittler MH et Wider B (Ed). The Desktop Guide to Complementary and Alternative Medicine : an evidence-based approach, Mosby Elsevier, Angleterre, 2006.
33. Selected CAM therapies for arthritis-related pain: the evidence from systematic reviews. Soeken KL. Clin J Pain. 2004 Jan-Feb;20(1):13-8. Review.
34. Phytodolor for musculoskeletal pain. Bandolierwww.jr2.ox.ac.uk
35. Wegener T. [Degenerative diseases of the musculoskeletal system–overview of current clinical studies of Devil’s Claw (Harpagophyti radix)]. [Article en allemand, résumé en anglais]. Wien Med Wochenschr 2002;152(15-16):389-92.
36. Blumenthal M, Goldberg A, Brinckmann J (Ed). Expanded Commission E Monographs, American Botanical Council, publié en collaboration avec Integrative Medicine Communications, États-Unis, 2000.
37. Maheu E, Mazieres B, et alSymptomatic efficacy of avocado/soybean unsaponifiables in the treatment of osteoarthritis of the knee and hip: a prospective, randomized, double-blind, placebo-controlled, multicenter clinical trial with a six-month treatment period and a two-month followup demonstrating a persistent effectArthritis Rheum. 1998 Jan;41(1):81-91.
38. Blotman F, Maheu E, et alEfficacy and safety of avocado/soybean unsaponifiables in the treatment of symptomatic osteoarthritis of the knee and hip. A prospective, multicenter, three-month, randomized, double-blind, placebo-controlled trialRev Rhum Engl Ed. 1997 Dec;64(12):825-34.
39. Appelboom T, Schuermans J, et alSymptoms modifying effect of avocado/soybean unsaponifiables (ASU) in knee osteoarthritis. A double blind, prospective, placebo-controlled study.Scand J Rheumatol. 2001;30(4):242-7.
40. Lequesne M, Maheu E, et alStructural effect of avocado/soybean unsaponifiables on joint space loss in osteoarthritis of the hipArthritis Rheum. 2002 Feb;47(1):50-8.
41. Little CV, Parsons T. Herbal therapy for treating osteoarthritisCochrane Database Syst Rev. 2001;(1):CD002947. Review.
42. Badria F, et al. Boswellia-curcumin preparation for treating knee osteoarthritis. Alternative & Complimentary Therapies. 2002. December : 341-8. Étude mentionnée et résumée dansHerbalgram, numéro 60, p. 20.
43. Kimmatkar N, Thawani V, et alEfficacy and tolerability of Boswellia serrata extract in treatment of osteoarthritis of knee–a randomized double blind placebo controlled trial. Phytomedicine. 2003 Jan;10(1):3-7.
47. Osiri M, Welch V, et alTranscutaneous electrical nerve stimulation for knee osteoarthritis(Cochrane Review). Cochrane Database Syst Rev 2003;4:CD002823.
48. Long L, Ernst E. Homeopathic remedies for the treatment of osteoarthritis: a systematic review. Br Homeopath J. 2001 Jan;90(1):37-43. Review.
49. Foley A, Halbert J, et alDoes hydrotherapy improve strength and physical function in patients with osteoarthritis-a randomised controlled trial comparing a gym based and a hydrotherapy based strengthening programmeAnn Rheum Dis. 2003;62(12):1162-7.
50. Yilmaz B, Goktepe AS, et alComparison of a generic and a disease specific quality of life scale to assess a comprehensive spa therapy program for knee osteoarthritisJoint Bone Spine. 2004;71(6):563-6.
51. Stener-Victorin E, Kruse-Smidje C, Jung K. Comparison between electro-acupuncture and hydrotherapy, both in combination with patient education and patient education alone, on the symptomatic treatment of osteoarthritis of the hipClin J Pain. 2004;20(3):179-85.
52. Kovacs I, Bender T. The therapeutic effects of Cserkeszolo thermal water in osteoarthritis of the knee: a double blind, controlled, follow-up studyRheumatol Int. 2002;21(6):218-21.
53. Sukenik S, Flusser D, et alBalneotherapy at the Dead Sea area for knee osteoarthritisIsr Med Assoc J. 1999;1(2):83-5.
54. Tishler M, Rosenberg O, et alThe effect of balneotherapy on osteoarthritis. Is an intermittent regimen effective?Eur J Intern Med. 2004;15(2):93-96.
55. Leech therapy for symptomatic treatment of knee osteoarthritis: results and implications of a pilot study. Michalsen A, Moebus S, et alAltern Ther Health Med. 2002 Sep-Oct;8(5):84-8.
56. Effectiveness of leech therapy in osteoarthritis of the knee: a randomized, controlled trial. Michalsen A, Klotz S, et alAnn Intern Med. 2003 Nov 4;139(9):724-30.
57. Assessment of leech therapy for knee osteoarthritis: a randomized study. Andereya S, Stanzel S, et alActa Orthop. 2008 Apr;79(2):235-43.
63. Song R, Lee EO, et alEffects of tai chi exercise on pain, balance, muscle strength, and perceived difficulties in physical functioning in older women with osteoarthritis: a randomized clinical trialJ Rheumatol 2003;30(9):2039-44.
64. InteliHealth (Ed). Healthy Lifestyle, Complementary and alternative medicine – Complementary And Alternative Therapies For Osteoarthritis, Aetna Intelihealth. [Consulté le 25 février 2009]. www.intelihealth.com
65. Hulme J, Robinson V, et alElectromagnetic fields for the treatment of osteoarthritisCochrane Database Syst Rev. 2002(1):CD003523.
66. Fini M, Giavaresi G, et alEffects of pulsed electromagnetic fields on articular hyaline cartilage: review of experimental and clinical studiesBiomed Pharmacother. 2005;59(7):388-94.
67. Ernst E. Complementary or alternative therapies for osteoarthritisNat Clin Pract Rheumatol. 2006;2(2):74-80.
68. McCarthy CJ, Callaghan MJ, Oldham JA. Pulsed electromagnetic energy treatment offers no clinical benefit in reducing the pain of knee osteoarthritis: a systematic reviewBMC Musculoskelet Disord. 2006;7:51.
69. Raub JA. Psychophysiologic effects of hatha yoga on musculoskeletal and cardiopulmonary function: a literature reviewJ Altern Complement Med 2002 Dec;8(6):797-812.
70. Raghuraj P, Nagarathna R, Nagendra HR, Telles S. Pranayama increases grip strength without lateralized effectsIndian J Physiol Pharmacol 1997 Apr;41(2):129-33.
71. Garfinkel MS, Schumacher HR, Jr., et alEvaluation of a yoga based regimen for treatment of osteoarthritis of the handsJ Rheumatol 1994 Dec;21(12):2341-3.
72. Kolasinski SL, Garfinkel M, et alIyengar yoga for treating symptoms of osteoarthritis of the knees: a pilot study. J Altern Complement Med 2005 Aug;11(4):689-93.
73. Dash M, Telles S. Improvement in hand grip strength in normal volunteers and rheumatoid arthritis patients following yoga trainingIndian J Physiol Pharmacol 2001 Jul;45(3):355-60.
74. Biegert C, Wagner I, et alEfficacy and safety of willow bark extract in the treatment of osteoarthritis and rheumatoid arthritis: results of 2 randomized double-blind controlled trialsJ Rheumatol. 2004 Nov;31(11):2121-30. Texte intégral : www.jrheum.com
75. Moskowitz RW. Role of collagen hydrolysate in bone and joint disease.Semin Arthritis Rheum. 2000 Oct;30(2):87-99.
76. Collagen hydrolysate for the treatment of osteoarthritis and other joint disorders: a review of the literature.. Bello AE, Oesser S. Curr Med Res Opin. 2006 Nov;22(11):2221-32. Review.
77. Arthritis Research Campaign. Complementary and alternative medicines for the treatment of rheumatoid arthritis, osteoarthritis and fibromyalgia, 2008. [Consulté le 12 juin 2009]www.arc.org.uk
78. A randomized controlled trial on the efficacy and safety of a food ingredient, collagen hydrolysate, for improving joint comfort. Benito-Ruiz P, Camacho-Zambrano MM, et alInt J Food Sci Nutr. 2009 Feb 12:1-15.

Wikio

Advertisements

About EdR

Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur. (proverbe africain)

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s