Figue

Noms communs : figue, caprifigue.
Nom scientifique : Ficus carica.
Famille : moracées.

POURQUOI METTRE LA FIGUE AU MENU?

Avec quelques noix, la figue séchée constitue une collation saine et satisfaisante.
Fraîche, elle donne une nouvelle dimension aux salades de fruits ou de légumes.

Elle regorge de plusieurs nutriments, dont les fibres, le potassium, le calcium et le fer.
Elle fournit de précieux antioxydants.
Profil santé
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D’un point de vue botanique, la figue n’est pas un fruit. Ce sont plutôt les petites graines croquantes, que l’on nomme akènes, à l’intérieur de la figue qui sont les véritables fruits. Il existe une centaine de variétés de figues, de différentes couleurs : les plus commercialisées sont les figues noires, vertes et violettes. La figue est l’un des fruits les plus abondants de la diète méditerranéenne. Dans l’alimentation nord-américaine, les figues séchées sont plus couramment consommées que les figues fraîches, qui sont plus difficiles à trouver à l’épicerie.

Principes actifs et propriétés
Plusieurs études prospectives et épidémiologiques ont observé qu’une consommation élevée de fruits et de légumes diminuait le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques1,2. Quelques mécanismes d’action ont été proposés pour expliquer cet effet protecteur; la présence d’antioxydants dans les fruits et les légumes pourrait y jouer un rôle.

Antioxydants. Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies liées au vieillissement3. Le contenu en antioxydants (flavonoïdes et composés phénoliques) et la capacité antioxydante des figues de couleur foncée (par exemple la variété Mission) seraient supérieurs à ceux des variétés de figues de couleur plus pâle, selon les résultats d’une étude4. Les composés antioxydants se retrouvent en grande partie dans la pelure des figues, qui est habituellement consommée4. Une étude a révélé qu’à poids équivalent, le contenu en composés phénoliques de la figue séchée était plus faible que celui de la figue fraîche5. D’autres auteurs ont plutôt observé des teneurs en antioxydants totaux similaires entre des figues fraîches et des figues séchées6. Quoi qu’il en soit, la consommation de figues séchées (40 g ou environ 4 figues) augmente de façon significative la capacité antioxydante5, c’est-à-dire la capacité à neutraliser ou à réduire les dommages causés par les radicaux libres dans l’organisme humain. De plus, la figue séchée se distingue par son contenu en différents nutriments (dont les fibres, le potassium, le calcium et le fer) supérieur à celui des canneberges, dattes, raisins et prunes séchés5.

Caroténoïdes. Les figues contiennent de petites quantités de caroténoïdes, des composés possédants des propriétés antioxydantes7. Le caroténoïde le plus abondant de la figue fraîche est le lycopène, suivi de la lutéine et du bêta-carotène7. À titre de comparaison, la figue fraîche contient huit fois moins de lycopène que la tomate et environ 150 fois moins de lutéine et de bêta-carotène que les épinards et les carottes respectivement. De façon générale, la consommation d’aliments riches en caroténoïdes serait liée à un risque moindre de souffrir de certains cancers8. Il est à noter que les caroténoïdes sont mieux absorbés dans l’organisme lorsqu’une petite quantité de lipides (gras) est consommée au même moment9. Manger des figues accompagnées de quelques noix ou d’une autre source de lipides permet donc d’améliorer l’absorption des caroténoïdes.
Autres propriétés
La figue est-elle antioxydante?

On sait que la figue contient des substances antioxydantes, mais présentement son indice TAC n’est pas disponible.

La figue est-elle acidifiante?

Donnée non disponible.

La figue a-t-elle une charge glycémique élevée?

Un peu : La charge glycémique de 38 g (60 ml) de figues séchées est de 10,1.

Nutriments les plus importants
Voir la signification des symboles de classification des sources des nutriments

 Calcium. La figue séchée est une source de calcium. Le calcium est de loin le minéral le plus abondant dans le corps. Il est majoritairement entreposé dans les os, dont il fait partie intégrante. Il contribue à la formation des os et des dents, ainsi qu’au maintien de leur santé. Le calcium joue aussi un rôle essentiel dans la coagulation du sang, le maintien de la pression sanguine et la contraction des muscles (dont le coeur).

 Magnésium. La figue séchée est une source de magnésium pour les adultes tandis que la figue fraîche est une source de magnésium uniquement pour la femme, les besoins en magnésium étant supérieurs chez l’homme. Le magnésium participe au développement osseux, à la construction des protéines, aux actions enzymatiques, à la contraction musculaire, à la santé dentaire et au fonctionnement du système immunitaire. Il joue aussi un rôle dans le métabolisme de l’énergie et dans la transmission de l’influx nerveux.

 Potassium. La figue séchée est une source de potassium. Dans l’organisme, il sert à équilibrer le pH du sang et à stimuler la production d’acide chlorhydrique par l’estomac, favorisant ainsi la digestion. De plus, il facilite la contraction des muscles, incluant le coeur, et participe à la transmission de l’influx nerveux.

 Fer. La figue séchée est une source de fer uniquement pour l’homme, les besoins en fer étant supérieurs pour la femme. Chaque cellule du corps contient du fer. Ce minéral est essentiel au transport de l’oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d’hormones et de neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Il est à noter que le fer contenu dans les aliments d’origine végétale (comme la figue) est moins bien absorbé par l’organisme que le fer contenu dans les aliments d’origine animale. L’absorption du fer des végétaux est toutefois favorisée lorsqu’il est consommé avec certains nutriments, telle la vitamine C.

 Manganèse. Les figues fraîches et séchées sont des sources de manganèse. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

 Cuivre. Les figues fraîches et séchées sont des sources de cuivre. En tant que constituant de plusieurs enzymes, le cuivre est nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène (protéine servant à la structure et à la réparation des tissus) dans l’organisme. Plusieurs enzymes contenant du cuivre contribuent également à la défense du corps contre les radicaux libres.

 Vitamine B1. La figue fraîche est une source de vitamine B1. Appelée aussi thiamine, la vitamine B1 fait partie d’un coenzyme nécessaire à la production d’énergie principalement à partir des glucides que nous ingérons. Elle participe aussi à la transmission de l’influx nerveux et favorise une croissance normale.

 Acide pantothénique. La figue fraîche est une source d’acide pantothénique. Aussi appelé vitamine B5, l’acide pantothénique fait partie d’un coenzyme clé nous permettant d’utiliser de façon adéquate l’énergie tirée des aliments que nous consommons. Il participe aussi à plusieurs étapes de la synthèse (fabrication) des hormones stéroïdiennes, des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux) et de l’hémoglobine.

 Vitamine B6. La figue fraîche est une source de vitamine B6. La vitamine B6, aussi appelée pyridoxine, fait partie de coenzymes qui participent au métabolisme des protéines et des acides gras ainsi qu’à la fabrication des neurotransmetteurs (messagers dans l’influx nerveux). Elle contribue également à la production des globules rouges et leur permet de transporter davantage d’oxygène. La pyridoxine est aussi nécessaire à la transformation du glycogène en glucose et elle contribue au bon fonctionnement du système immunitaire. Enfin, cette vitamine joue un rôle dans la formation de certaines composantes des cellules nerveuses.

 Vitamine A. La figue séchée est une source de vitamine A, sous forme de bêta-carotène. La vitamine A est l’une des vitamines les plus polyvalentes, jouant un rôle dans plusieurs fonctions de l’organisme. Elle collabore, entre autres, à la croissance des os et des dents. Elle maintient la peau en santé et protège contre les infections. De plus, elle possède des propriétés antioxydantes et favorise une bonne vision, particulièrement dans l’obscurité.

 Vitamine K. La figue séchée est une source de vitamine K pour les adultes, tandis que la figue fraîche est une source de vitamine K uniquement pour la femme, les besoins en vitamine K étant supérieurs chez l’homme. La vitamine K est nécessaire pour la fabrication de protéines qui participent à la coagulation du sang (autant à la stimulation qu’à l’inhibition de la coagulation sanguine). Elle joue aussi un rôle dans la formation des os. En plus de se trouver dans l’alimentation, la vitamine K est fabriquée par les bactéries présentes dans l’intestin, d’où la rareté des carences en cette vitamine.

Que vaut une « portion » de figue?

Poids/volume

Figues fraîches, 2 fruits moyens (100 g)

Figues séchées, non cuites, environ 4 fruits (38 g ou 60 ml)

Calories

74

96

Protéines

0,8 g

1,3 g

Glucides

19,2 g

24,5 g

Lipides

0,3 g

0,4 g

Fibres alimentaires

2,9 g

3,8 g

Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2005.

Du calcium dans les figues?

Bien que les produits laitiers soient la principale source de calcium dans notre alimentation, les figues séchées, comparativement à la plupart des fruits, en contiennent une quantité non négligeable. La biodisponibilité du calcium contenu dans certains végétaux est variable et peut être différente de celle du calcium provenant des produits laitiers10. Certaines substances naturelles des végétaux (tels l’acide phytique et les oxalates) diminuent l’absorption de ce minéral dans l’organisme11. La biodisponibilité du calcium de la figue séchée n’est pas connue. L’ajout de figues séchées à une alimentation équilibrée est tout de même un moyen intéressant d’augmenter notre apport quotidien en ce précieux minéral.

Les fibres alimentaires

Les figues, qu’elles soient fraîches ou séchées, sont une source de fibres alimentaires. Elles contiennent environ 30 % de fibres solubles et 70 % de fibres insolubles4. Une portion de 60 ml (1/4 tasse) de figues séchées fournit 10 % des apports quotidiens recommandés en fibres totales pour les hommes de 19 ans à 50 ans et 15 % pour les femmes du même groupe d’âge12.

Les fibres, qui se trouvent seulement dans les produits végétaux, regroupent un ensemble de substances qui ne sont pas digérées par l’organisme. De façon générale, une alimentation riche en fibres est associée à un plus faible risque de cancer du côlon13. Une alimentation riche en fibres solubles peut contribuer à normaliser les taux sanguins de cholestérol, de glucose et d’insuline, ce qui peut aider au traitement des maladies cardiovasculaires et du diabète de type 2. Quant à une alimentation riche en fibres insolubles, elle aide à maintenir une fonction intestinale adéquate13.

Précautions
Les sulfites
Les sulfites sont l’un des neuf allergènes alimentaires les plus courants et la consommation de ceux-ci peut causer des réactions très graves chez les individus qui en sont allergiques. Ce sont des substances naturellement présentes dans les aliments et dans l’organisme, mais ils se retrouvent aussi sous forme d’additifs alimentaires. Ils sont utilisés comme agents de conservation. À l’instar des autres fruits séchés, les figues peuvent contenir des sulfites. Il est primordial pour les gens allergiques aux sulfites de bien lire les étiquettes afin d’éviter de consommer des produits alimentaires qui en contiennent. Même si la réglementation est rigide en ce domaine, on retrouve ponctuellement des sulfites non déclarés dans certains produits – entre autres à base de figues. (Voir le site de l’Agence canadienne d’inspection des aliments.) Il importe donc d’être doublement vigilant lorsque l’on consomme de tels produits.

Le syndrome de l’intestin irritable
Le syndrome de l’intestin irritable est caractérisé par différents troubles du système digestif, dont des douleurs abdominales, des flatulences et des changements dans les habitudes de défécation. Ce trouble peut également se manifester par des reflux gastro-oesophagiens ou de la dyspepsie. Les individus souffrant de ce syndrome peuvent souffrir d’une intolérance à certains fruits frais (fraises, framboises, bleuets) et fruits secs (figues, dattes, pruneaux). Même si la consommation de fibres est encouragée pour normaliser le transit intestinal, les gens atteints du syndrome de l’intestin irritable devraient porter une attention particulière à leur consommation de figues afin de déceler une intolérance possible.

Section Profil santé
Recherche : Josée Gagnon, Dt.P., M.Sc., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval
Rédaction : Caroline Trudeau, Dt.P. nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval
Révision scientifique : Iris Gigleux, Dt.P., M.Sc., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval
Collaboration : Julie Riopel-Meunier, étudiante en nutrition, Université Laval
Coordination : Louise Corneau, Dt.P., M.Sc., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval.
(avril 2007)

La figue au fil du temps
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Le terme «figue », qui est apparu au XIIIe siècle, vient du provençal figo qui l’a emprunté au latin ficus. Il a remplacé la forme populaire fie et la forme dialecticale fige, qui ont eu cours jusqu’à la fin du XIIe siècle. Le nom latin vient possiblement de l’hébreu feg.

La figue de Barbarie appartient à une tout autre famille botanique. Il s’agit en fait du fruit de l’oponce, une sorte de cactus.

Originaire de l’Asie de l’Ouest ou du Sud-Ouest, le figuier est le seul des 600 à 800 espèces de Ficus dont on produit le fruit à une échelle commerciale. D’autres espèces sont cultivées pour la production de latex, qui sert à fabriquer du caoutchouc, ou comme plantes ornementales intérieures ou extérieures.

Mi-figue, mi-raisin
Voilà une expression très ancienne! Elle fait référence à l’habitude des marchands de l’antique ville grecque de Corinthe d’ajouter à leurs célèbres raisins des morceaux de figues sèches, beaucoup moins chères, pour les vendre aux Vénitiens. Elle en viendra à désigner l’ambiguïté qu’éprouvaient ces derniers, qui hésitaient entre la satisfaction gourmande et le mécontentement d’avoir été bernés, puis toute ambiguïté de même nature.

Avec la datte, l’olive et le raisin, la figue était le fruit le plus important de l’alimentation des anciennes civilisations du bassin méditerranéen. D’après des vestiges trouvés lors de l’excavation de sites néolithiques au Proche-Orient, la culture du figuier remonterait à au moins 4 000 ans avant notre ère. Phéniciens, Égyptiens, Crétois, Grecs et Romains, tous vénéraient cet arbre et le cultivaient. Comme ce fut le cas pour nombre d’autres plantes alimentaires, les Romains l’introduiront dans le reste de l’Europe et, dès la fin du VIIIe siècle, il sera cultivé en France, notamment dans les vergers de Charlemagne.

Les conquérants espagnols l’introduiront au Mexique au XVIe siècle, puis, au XVIIIe siècle, les missionnaires l’établiront dans leurs missions californiennes, d’où le nom de Mission que porte l’une des variétés de figues les plus communes. Plante des climats chauds et arides, le figuier est largement cultivé dans les pays comme la Turquie, l’Égypte, la Grèce, l’Iran et le Maroc qui, à eux seuls, assurent 60 % de la production mondiale. On le cultive également en Amérique centrale et du Sud, dans les Caraïbes, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique du Sud, dans le Sud de l’Asie et aux États-Unis, principalement en Californie.

Seule une faible partie de la production des figues destinées à l’exportation est vendue à l’état frais, le reste étant séché ou employé par l’industrie agro-alimentaire qui l’incorpore dans de nombreux produits transformés.

Usages culinaires
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Bien choisir
La figue, une mûre à l’envers
On compare souvent la figue à une mûre. Tout comme cette dernière, dont elle est proche cousine, il ne s’agit pas, d’un point de vue botanique, d’un fruit, mais d’un réceptacle portant de nombreuses petites fleurs qui se transformeront chacune en ce qui est véritablement le fruit. Toutefois, contrairement à la mûre, la figue porte ses fleurs et ses fruits à l’intérieur du réceptacle plutôt qu’à l’extérieur, ce qui explique qu’on la décrive habituellement comme une « mûre à l’envers ». Les petits grains dont on perçoit le croquant lorsqu’on mange une figue sont les véritables fruits. Cependant, en cuisine, on considère la figue comme un fruit.

On trouve des figues séchées de même que des figues en conserve en tout temps. La figue fraîche se trouve surtout en saison, c’est-à-dire à l’automne. Selon les variétés, elle est blanche, jaune, verte, noire ou violette, et plus ou moins sucrée. Elle doit être charnue et molle au toucher. Sa peau doit être légèrement plissée et exempte de taches ou de meurtrissures.

Apprêts culinaires
On la consomme crue, pelée ou non, avec un fromage de chèvre ou de brebis, ou simplement assaisonnée d’une vinaigrette.
On peut la faire pocher dans un sirop, un vin doux ou un mélange de jus d’orange et de thé noir. Servir en dessert ou en accompagnement d’une viande ou d’un gibier.
L’ajouter aux salades de fruits ou autres telles que :
– bananes, noix et arachides, assaisonner de cannelle et, si désiré, de xérès;
– dés de pommes de terre cuites à l’eau, coriandre fraîche et vinaigrette aromatisée au paprika et à la baie de genièvre;
– poulet émincé, rondelles d’oignon doux et de concombre, haricots secs ou pois chiches cuits et une sauce à base de yogourt, jus de citron, ail et moutarde; servir sur un lit de jeunes laitues assaisonnées de basilic frais;
– endives, tomates, haricots verts, amandes effilées, herbes fraîches et vinaigrette à la moutarde;
– haricots verts, échalote grise, noix hachées et pignons rôtis à sec;
– faire gonfler des figues séchées dans de l’eau ou du vin avec des abricots, des pruneaux et des raisins secs; égoutter et servir cette salade de fruits séchés avec des noix, des amandes ou des noisettes rôties à sec.
La faire cuire et la réduire en purée que l’on incorporera aux préparations à tartes, gâteaux, pains.
Elle est délicieuse dans un clafoutis.
En agrémenter la crème glacée, un sorbet ou du yogourt glacé.
Ou la passer au mélangeur avec des morceaux de banane, du miel, du yogourt et de la glace pilée, et boire cette boisson rafraîchissante au petit-déjeuner.
La tremper dans une fondue au chocolat.
Hors-d’oeuvre aux figues et au fromage : mettre à mijoter des figues séchées dans de l’eau jusqu’à ce qu’elles gonflent. Pratiquer une entaille en forme de croix à leur surface et écarter les quartiers pour entrouvrir le fruit; farcir de fromage en crème et de fromage bleu battus ensemble, et garnir d’un cerneau de noix. Mettre à refroidir.
Tartines à la purée de figues : passer des figues au robot culinaire avec des noix rôties à sec et du fromage en crème, en tartiner des morceaux de pain et laisser refroidir avant de servir.
La servir sur des pâtes avec des olives noires dénoyautées et des tomates cerise coupées en deux et préalablement mises à tremper quelques heures dans un mélange d’huile d’olive, de jus de citron, de persil, de thym et de piment de cayenne.
Faire sauter de l’oignon et de l’ail dans du beurre ou de l’huile, ajouter des lanières de poivron rouge, du cumin, du sel et du poivre. Cuire quelques minutes, puis ajouter des morceaux de figues, du jus de citron, un peu de miel et des haricots noirs cuits. Chauffer environ un quart d’heure et servir.
Varier la recette de ratatouille en lui ajoutant des figues et des olives noires.
Enfiler des figues sur des brochettes avec des morceaux de viande, arroser d’huile ou d’une sauce à grillades, et griller.
La servir en antipasto, enveloppée dans une fine tranche de prosciutto.
Riz pilaf aux figues : faire revenir dans de l’huile des graines de moutarde, un oignon et un petit piment fort émincés, et du gingembre râpé; ajouter du riz basmati ou du riz sauvage, des figues coupées en dés, de l’eau ou du bouillon et du sel. Amener à ébullition, couvrir, baisser le feu et cuire jusqu’à ce que le riz soit à point.
Dans les tajines, par exemple, ce tajine de mouton ou d’agneau : découper une épaule d’agneau en gros cubes et les mélanger avec de la cannelle, du cumin, du curcuma et du curry et mettre à mariner au réfrigérateur toute la nuit. Faire revenir des oignons dans du beurre ou de l’huile, ajouter les morceaux de viande et cuire à petit feu jusqu’à ce qu’ils soient bien tendres. Faire revenir des figues coupées en deux dans du beurre, assaisonner d’un peu de miel, de cannelle et de sel, puis les verser dans la cocotte avec la viande. Servir avec de la semoule et décorer d’amandes effilées rôties à sec.
Volaille aux figues : faire revenir des morceaux de poulet, de dinde ou d’une autre volaille dans de l’huile, ajouter 454 g (1 lb) de figues séchées coupées en deux, une tasse de vin blanc et une tasse de bouillon de poulet, amener à ébullition, baisser le feu et mijoter jusqu’à ce que la volaille soit cuite (environ une heure).
Passer 225 g (1/2 lb) de figues au mélangeur avec 60 ml à 80 ml d’eau (¼ tasse à 1/3 tasse) ou de jus de fruits et employer comme substitut du sucre dans les recettes de son choix.
Employer des figues séchées et fraîches pour la confection d’un chutney, avec pommes, oignons, vinaigre, cannelle, gingembre, poivre, huile d’olive et miel.
Les cuire quelques minutes dans du beurre en préservant leur forme et servir comme accompagnement d’une viande ou d’une volaille.
Conservation
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Figues fraîches : un jour ou deux dans le bas du réfrigérateur, bien enveloppées, car elles absorbent facilement les odeurs. Entières, quelques mois au congélateur.

Figues séchées : dans un contenant hermétique, au frais, au sec et à l’abri de la lumière.

Écologie et environnement
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Il existe une relation de mutualisme qui fascine les écologistes entre le figuier et son unique pollinisateur, le blastophage, un minuscule insecte apparenté aux abeilles et aux guêpes. Le blastophage a besoin du figuier, plus précisément de la figue, pour se multiplier tandis que le figuier a besoin du blastophage pour sa pollinisation. Pour que le système fonctionne, chacun des deux doit accepter un compromis. Certains figuiers doivent être sacrifiés pour servir de pouponnières au blastophage et ne pourront jamais produire de semences. Quant à l’insecte, il doit accepter que meure un certain pourcentage des femelles sans qu’elles aient pu pondre leurs oeufs, ce qui constitue une perte pour la génération future.

Un insecte connu depuis l’Antiquité
Sans connaître tous les éléments du ballet complexe qui met en vedette le figuier et son partenaire naturel, le blastophage, les Romains en avaient saisi empiriquement les grandes lignes. Ils suspendaient parmi les branches des figuiers cultivés des caprifigues contenant des blastophages afin d’assurer la fécondation.

Les figues pouponnières (ou caprifigues, littéralement « figues de bouc »), qui servent d’habitat au blastophage et qui sont parasitées par lui, sont immangeables, tandis que les autres, dites « pépinières », sont comestibles. Comme les unes et les autres poussent sur des arbres différents, on a longtemps cru qu’il s’agissait de deux espèces botaniques différentes avant de comprendre que c’était plutôt une stratégie complexe de fécondation.

Seuls certains types de figuiers ont recours à cette stratégie, notamment le figuier de Smyrne, dont les fruits sont particulièrement savoureux. À la fin du XIXe siècle, on l’introduira en Californie. Mais, pendant des années, les arbres refuseront de donner des fruits jusqu’à ce qu’on découvre le rôle que joue le blastophage dans leur pollinisation et qu’on en importe d’Europe.

Sections La figue au fil du temps, Usages culinaires, Conservation, Écologie et environnement
Recherche et rédaction : Paulette Vanier

Coordination du contenu : Josiane Cyr, Dt.P., nutritionniste

Fiche mise à jour : avril 2007

Références

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Bibliographie

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Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur. (proverbe africain)

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